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Assurance-vie

Assurance-vie : le placement préféré des Français, mais pour quoi faire ?

Charlotte Fondatrice & Directrice générale · 17 mars 2024 · 6 min de lecture

Pourquoi l'assurance-vie reste le placement préféré des Français

Avec plus de 1 900 milliards d'euros d'encours en France, l'assurance-vie n'est pas un effet de mode : c'est devenu le réflexe d'épargne le plus naturel pour des millions de foyers. Chez Finova, on reçoit chaque semaine des clients qui ont ouvert un contrat d'assurance-vie parce qu'un proche, un conseiller bancaire ou un collègue leur en a parlé, sans toujours savoir précisément ce que ce produit peut faire pour eux. Et c'est bien là le premier problème : on souscrit souvent une assurance-vie par habitude, rarement par stratégie.

Prenons un exemple concret. Sophie, 42 ans, cadre à Lyon, a ouvert un contrat d'assurance-vie en 2015 avec un versement initial de 5 000 euros. Neuf ans plus tard, elle n'y a plus jamais touché : l'argent est resté sur le fonds euros par défaut, avec un rendement moyen autour de 1,5 à 2 % ces dernières années. Sur la même période, l'inflation a parfois dépassé ce rendement. Résultat : son capital a stagné, voire perdu du pouvoir d'achat, alors que le contrat portait toujours le mot « placement ». Ce cas n'a rien d'exceptionnel, notre équipe le croise très régulièrement.

Assurance-vie : oui, mais pour quel objectif ?

C'est la question que nous posons systématiquement en premier lieu : à quoi doit servir cette épargne ? Une assurance-vie n'a de sens que si elle répond à un objectif précis, et les objectifs changent tout dans la façon de la construire.

Préparer sa retraite dans quinze ou vingt ans ne se pilote pas comme le financement des études d'un enfant dans cinq ans, ni comme la volonté de transmettre un capital dans un cadre fiscal avantageux. Pour un horizon long, on peut se permettre une part d'unités de compte plus dynamique. Pour un projet à court terme, la prudence s'impose davantage. C'est pour cette raison que nous recommandons toujours de clarifier l'objectif avant de choisir la composition du contrat, plutôt que l'inverse. Si vous n'avez jamais pris le temps de formaliser le vôtre, c'est le moment d'échanger avec un conseiller Finova pour poser les choses noir sur blanc.

Fonds euros, unités de compte : comprendre avant de trancher

Beaucoup de nos clients pensent que l'assurance-vie est UN produit, alors que c'est en réalité une enveloppe qui peut contenir plusieurs types de supports.

Le fonds euros est le support historique : le capital est garanti, les gains sont acquis chaque année, mais le rendement a mécaniquement baissé avec les taux d'intérêt, oscillant aujourd'hui souvent entre 2 et 3 % bruts selon les contrats. Les unités de compte, elles, permettent d'investir sur des actions, des obligations ou de l'immobilier, avec un potentiel de performance supérieur sur la durée, en contrepartie d'une valeur qui peut fluctuer à la hausse comme à la baisse.

Aucun de ces deux supports n'est « meilleur » dans l'absolu : tout dépend de votre horizon, de votre tolérance au risque et de vos autres actifs. Le vrai savoir-faire consiste à doser intelligemment les deux en fonction de votre situation réelle, ce qui est très différent d'un contrat figé depuis dix ans sur un seul support par défaut. C'est précisément ce que nous regardons lorsqu'un client vient faire le point avec notre équipe sur son contrat existant.

L'erreur la plus fréquente : le contrat qui dort

S'il y a une chose que l'on observe presque à chaque nouveau dossier chez Finova, c'est le contrat d'assurance-vie qui n'a pas évolué depuis son ouverture. Le versement initial est resté seul, la répartition entre fonds euros et unités de compte n'a jamais été revue, et personne n'a vérifié si elle correspondait encore à la situation actuelle du client.

Ce n'est pas une faute, c'est simplement humain : on ouvre un contrat, on coche une case par défaut, et la vie prend le dessus. Le problème, c'est que cette inertie a un coût réel et souvent invisible. Un capital qui stagne à 1,5 % pendant que l'inflation grignote la valeur réelle de l'épargne, ce n'est pas un placement qui « ne fait rien de mal » : c'est une érosion silencieuse. Le risque n'est donc pas toujours de mal investir, il est surtout de ne pas s'occuper de son épargne du tout. C'est pour cette raison que nous encourageons régulièrement nos clients à vérifier leur situation avec nous, même quand ils pensent que « tout va bien » sur leur contrat.

Comment faire de son assurance-vie un outil actif

Une fois l'objectif clarifié, plusieurs leviers permettent de faire vivre réellement un contrat plutôt que de le laisser en pilotage automatique.

Le premier est la revue régulière de la répartition entre les supports, idéalement une fois par an ou dès qu'un événement de vie survient : changement professionnel, naissance, achat immobilier, approche de la retraite. Le second est l'arbitrage, qui permet de déplacer une partie de l'épargne d'un support vers un autre sans sortir du contrat, donc sans perdre l'antériorité fiscale acquise. Le troisième, souvent sous-estimé, est la clause bénéficiaire : elle mérite d'être relue régulièrement, car une clause mal rédigée ou obsolète peut compliquer inutilement une transmission.

Chez Finova, notre rôle n'est pas de vous pousser vers tel ou tel support, mais de vous aider à comprendre ce qui se joue derrière chacune de ces décisions, pour que vous puissiez choisir en connaissance de cause. C'est souvent en discutant calmement de ces trois leviers qu'un client réalise que son contrat pourrait travailler bien davantage pour lui, sans pour autant prendre des risques inconsidérés.

Le vrai risque n'est pas d'investir, c'est de ne rien faire

Au fond, la question posée par le titre de cet article - l'assurance-vie, pour quoi faire - a une réponse simple : pour donner une direction à une épargne qui, sinon, reste passive. Le placement préféré des Français n'a de valeur que si on lui donne un objectif et qu'on l'ajuste dans le temps. Laisser dormir un contrat pendant des années n'est pas une option neutre : c'est un choix, même s'il est passif, et il a un coût que l'on mesure rarement tant qu'on ne s'y penche pas.

La bonne nouvelle, c'est qu'il n'est jamais nécessaire de tout bouleverser du jour au lendemain. Un point de situation suffit souvent à identifier ce qui mérite d'être ajusté, et ce qui peut rester en l'état. C'est exactement ce que nous proposons chez Finova : pas de discours commercial, pas de pression, simplement une analyse claire de votre contrat actuel et de vos objectifs, pour que vous décidiez ensuite en toute connaissance de cause. Si votre assurance-vie n'a pas été revue depuis un moment, c'est peut-être le bon moment pour obtenir un diagnostic gratuit en 30 secondes et voir concrètement ce qu'elle pourrait vous apporter de plus.

Et si vous hésitez encore, rien ne vous empêche d'en discuter sans engagement avec l'un de nos conseillers : la première conversation sert justement à répondre à vos questions, sans qu'aucune décision ne soit prise ce jour-là. C'est ainsi que l'on conçoit l'accompagnement chez Finova : on explique d'abord, vous choisissez ensuite.

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