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Épargne

Fonds d'urgence : combien prévoir et où le placer ?

Camille Responsable pédagogie & contenu · 28 janvier 2024 · 6 min de lecture

Un dégât des eaux, une voiture en panne juste avant un long trajet, une baisse d'activité imprévue quand on est indépendant : chez Finova, on voit souvent des clients découvrir l'utilité d'un fonds d'urgence au moment où ils en ont le plus besoin, et pas avant. C'est justement le problème. Le fonds d'urgence n'est pas un produit financier compliqué, c'est une somme d'argent disponible rapidement, qui vous évite de vous endetter ou de vendre en urgence un placement au mauvais moment. La question n'est donc pas de savoir s'il faut en avoir un, mais combien y mettre et où le loger sans qu'il devienne, sans que vous le vouliez, le seul projet financier de votre vie.

Combien prévoir : une fourchette, pas un chiffre magique

La règle la plus répandue consiste à viser l'équivalent de trois à six mois de dépenses courantes : loyer ou crédit, alimentation, factures, assurances. Pour un foyer qui dépense 2 200 euros par mois, cela représente entre 6 600 et 13 200 euros. Mais ce repère mérite d'être ajusté à votre situation réelle. Un salarié en CDI avec deux revenus dans le foyer peut raisonnablement viser le bas de la fourchette, autour de trois mois. Un indépendant, un couple avec un seul revenu, ou une famille avec des enfants en bas âge auront intérêt à se rapprocher de six mois, voire un peu plus si l'activité est irrégulière. Chez Finova, on préfère partir de vos dépenses réelles plutôt que d'un chiffre standard trouvé sur internet, et c'est souvent ce premier calcul, tout simple, qui rassure le plus nos clients : ils découvrent que le montant nécessaire est plus précis, et parfois plus atteignable, qu'ils ne le pensaient. Si vous voulez le faire avec quelqu'un plutôt que seul sur un tableau Excel, vous pouvez faire le point avec notre équipe pour poser ce calcul ensemble.

Les deux erreurs symétriques que l'on observe le plus

La première erreur, c'est de ne pas avoir de fonds d'urgence du tout, ou un montant symbolique de quelques centaines d'euros qui ne couvre rien de sérieux. La seconde, plus discrète mais tout aussi coûteuse sur la durée, c'est d'avoir un fonds de précaution largement surdimensionné : 30 000, 50 000 euros dormant sur un compte courant ou un livret, "au cas où", pendant des années. Cette deuxième situation revient très fréquemment dans nos échanges avec les clients, et c'est un vrai sujet : au-delà du montant nécessaire pour couvrir les imprévus, chaque euro supplémentaire qui reste immobile perd du pouvoir d'achat face à l'inflation, sans generer aucune contrepartie. Ce n'est pas de la prudence, c'est simplement de l'argent qui ne travaille pas. Beaucoup de nos clients sont surpris quand on leur montre, chiffres à l'appui, l'écart entre ce qu'ils pensaient "mettre de côté par sécurité" et ce qui, en réalité, dormait depuis des années sans utilité précise.

Où placer un fonds d'urgence : la disponibilité avant tout

Le fonds d'urgence a une seule mission : être disponible rapidement, sans risque de perte en capital, le jour où vous en avez besoin. Cela exclut d'emblée les placements bloqués ou qui peuvent baisser à court terme. Dans la pratique, les livrets réglementés comme le Livret A ou le LDDS restent des supports adaptés pour cette poche de sécurité : ils sont liquides, sans frais, et le capital est garanti. Pour la partie qui dépasse les plafonds de ces livrets, un fonds euros au sein d'une assurance-vie peut compléter utilement, à condition de vérifier les délais de retrait, qui sont un peu plus longs qu'un livret classique. Ce qu'il ne faut pas faire, en revanche, c'est loger son fonds d'urgence sur des supports en unités de compte, des actions ou d'autres placements dont la valeur peut fluctuer : le jour où vous avez besoin de cet argent, ce n'est jamais le bon moment pour découvrir qu'il a perdu 8 % en trois mois. C'est un point sur lequel notre équipe est régulièrement interrogée, et c'est légitime de vouloir vérifier votre situation avec nous avant de répartir vos économies entre les différents supports.

Une fois le fonds d'urgence constitué, la vraie question commence

C'est là que beaucoup de gens s'arrêtent, alors que c'est précisément là que tout commence. Une fois votre fonds d'urgence dimensionné et placé sur un support liquide, tout le reste de votre épargne se retrouve face à une question différente : pourquoi continuer à laisser cet argent-là aussi sur un livret ou un compte courant, s'il n'a pas vocation à être mobilisé dans les prochains mois ? Chez Finova, c'est le moment où l'on constate le plus souvent un décalage entre l'intention du client, qui voulait "être prudent", et le résultat réel, qui est de l'argent qui stagne pendant cinq, dix, parfois quinze ans. Le vrai risque financier n'est pas toujours celui qu'on imagine, c'est-à-dire la perte en capital sur un placement ; c'est aussi, et souvent surtout, l'inflation silencieuse qui ronge une épargne inactive année après année sans qu'on s'en rende compte, parce qu'aucune perte ne s'affiche sur le relevé de compte.

Passer du fonds de précaution à une épargne qui travaille

Il ne s'agit pas d'opposer sécurité et investissement, mais de bien distinguer les deux étages de votre épargne. Le fonds d'urgence reste le socle, intouchable, dimensionné pour les imprévus. Au-delà, l'argent qui n'a pas de fonction précise à court terme peut être orienté vers des placements adaptés à votre horizon et à votre profil, sans que cela signifie prendre des risques inconsidérés. C'est justement le rôle d'un accompagnement : comprendre ce qui relève de la sécurité immédiate, ce qui peut être investi progressivement, et à quel rythme, plutôt que de tout laisser en attente "pour être sûr". Beaucoup de nos clients nous disent, après quelques mois, qu'ils regrettent surtout le temps perdu, pas les décisions prises. C'est pour cette raison que notre équipe propose un premier échange sans engagement : vous pouvez obtenir un diagnostic gratuit en 30 secondes pour situer où vous en êtes, puis échanger avec un conseiller Finova si vous souhaitez creuser la question de votre épargne au-delà du fonds d'urgence.

En résumé : deux étapes, pas une seule

Constituer un fonds d'urgence solide, entre trois et six mois de dépenses, placé sur un support liquide et sans risque, est une étape indispensable et rassurante. Mais ce n'est qu'une étape. La suite consiste à se demander, sereinement et sans pression, ce que devient le reste de votre épargne une fois cette sécurité en place. Chez Finova, on ne vous dira jamais qu'il faut investir à tout prix ni qu'il faut prendre des risques pour "faire fructifier" votre argent : on préfère prendre le temps de vous expliquer les options, leurs limites et leurs délais, avant toute recommandation. Si vous voulez simplement clarifier votre situation, sans qu'aucune décision ne soit attendue de votre part dans l'immédiat, vous pouvez en discuter sans engagement avec notre équipe, ou prendre rendez-vous pour un point complet sur votre épargne de précaution et le reste de votre patrimoine. C'est souvent ce premier pas, plus que le montant exact du fonds d'urgence, qui fait la différence dans les années qui suivent.

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