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Immobilier

Investissement locatif : est-ce vraiment rentable ?

Thomas Directeur des investissements · 20 juin 2024 · 6 min de lecture

Prenez un appartement de 180 000 euros, loué 750 euros par mois. Sur le papier, ça donne un rendement brut de 5 %, ce qui semble déjà mieux que la plupart des livrets d'épargne. Mais chez Finova, c'est justement le genre de calcul qui nous alerte : ce chiffre ne dit presque rien de la rentabilité réelle du bien. Et c'est exactement pour ça que tant de particuliers se lancent dans l'investissement locatif avec de bonnes intuitions et de mauvais repères. Avant de vous décider, il vaut mieux comprendre ce qui fait réellement la différence entre un projet qui rapporte et un projet qui coûte plus qu'il ne rapporte. Si vous voulez y voir clair sur votre propre cas, vous pouvez d'ailleurs obtenir un diagnostic gratuit en 30 secondes avant même de lire la suite.

Rendement brut, rendement net : la confusion qui coûte cher

Le rendement brut, c'est le loyer annuel divisé par le prix d'achat. Facile à calculer, facile à afficher dans une annonce, mais presque inutile pour juger de la rentabilité d'un investissement locatif. Ce qui compte, c'est le rendement net : une fois retirées la taxe foncière, les charges de copropriété non récupérables, l'assurance, les frais de gestion si vous passez par une agence, et la vacance locative entre deux locataires. Sur notre exemple à 750 euros par mois, il n'est pas rare de perdre 1,5 à 2 points de rendement une fois tous ces éléments intégrés. On passe alors de 5 % brut à 3 % net, parfois moins. Ce n'est pas dramatique, mais ce n'est plus le même projet. Chez Finova, on prend toujours le temps de refaire ce calcul avec nos clients, poste par poste, parce qu'une décision d'investissement locatif basée sur le seul rendement brut part souvent sur de mauvaises bases.

Les frais qu'on oublie systématiquement au début

Au-delà des charges courantes, il y a les frais de notaire (souvent 7 à 8 % dans l'ancien), les travaux de rafraîchissement avant la première location, et surtout l'imprévu : une chaudière qui lâche, une toiture à reprendre, un locataire qui part sans préavis complet. Ces dépenses ne sont pas des accidents de parcours, elles font partie du métier de propriétaire bailleur. Un investissement locatif rentable est un investissement où ces frais ont été anticipés dès le départ, pas découverts en cours de route. C'est aussi là que la fiscalité entre en jeu : selon que vous louez vide ou meublé, que vous optez pour le régime réel ou le micro-foncier, l'impôt sur vos loyers peut varier du simple au double. Beaucoup de particuliers ne le découvrent qu'après avoir signé, ce qui est dommage, car ce point se travaille en amont. Si ce sujet vous semble flou, c'est précisément le genre de question qu'on éclaircit lors d'un premier échange, sans engagement de votre part.

Ce que la rentabilité locative doit vraiment être comparée

Un rendement net de 3 % vous paraîtra faible ou correct selon un seul repère : par rapport à quoi vous le comparez. Si votre argent dort sur un compte courant ou un livret A à 2,4 %, l'écart n'est pas énorme, une fois qu'on tient compte du risque et du temps de gestion. Mais si cette même somme reste totalement inactive, sans projet, "en attendant de voir", alors la question n'est plus de savoir si l'investissement locatif est rentable dans l'absolu. Elle est de savoir ce que vous perdez à ne rien faire. C'est un point qu'on observe très souvent chez Finova : des clients qui ont mis de côté 150 000 ou 200 000 euros depuis plusieurs années, avec l'intention de "faire quelque chose un jour", et qui, sans s'en rendre compte, ont laissé l'inflation grignoter le pouvoir d'achat de cette épargne pendant tout ce temps. Le vrai risque, dans ces situations, n'est pas de se tromper de placement. C'est de ne rien choisir du tout.

Les profils pour qui l'investissement locatif a du sens (et les autres)

L'investissement locatif n'est pas une solution universelle. Il convient bien à quelqu'un qui a une capacité d'épargne stable, qui n'aura pas besoin de récupérer ce capital rapidement, et qui accepte l'idée de gérer un bien sur la durée, même en délégant une partie de la gestion. Il convient moins bien à quelqu'un qui pourrait avoir besoin de liquidités sous deux ou trois ans, ou qui recherche une gestion totalement passive sans aucune implication. Entre les deux, il existe d'ailleurs d'autres façons d'investir dans la pierre, comme les SCPI, qui permettent d'accéder à l'immobilier locatif sans gérer soi-même un bien ni supporter seul la vacance locative. La bonne réponse dépend entièrement de votre situation personnelle : votre horizon, votre fiscalité actuelle, votre tolérance à la gestion. C'est pourquoi chez Finova, on ne recommande jamais un type de placement avant d'avoir posé ces questions avec vous ; vous pouvez d'ailleurs faire le point avec notre équipe pour savoir dans quelle catégorie vous vous situez.

Comment évaluer sereinement votre propre projet

Concrètement, avant de signer quoi que ce soit, quatre chiffres méritent d'être posés noir sur blanc : le rendement net réel après charges et fiscalité, le montant des travaux prévisibles sur dix ans, l'effort d'épargne mensuel que le projet demandera si le loyer ne couvre pas tout, et enfin la comparaison avec ce que produirait la même somme investie autrement, sur un support plus liquide et diversifié. Ce n'est qu'une fois ces quatre éléments réunis qu'on peut vraiment répondre à la question "est-ce rentable pour moi". Beaucoup de particuliers font cet exercice seuls, avec des simulateurs en ligne qui simplifient trop, et arrivent à des conclusions optimistes qui ne résistent pas à la première année de gestion réelle. C'est exactement le rôle d'un accompagnement humain : pas vous vendre un bien, mais vous aider à voir clair avant de vous engager. Notre équipe peut refaire ce calcul avec vous, avec vos vrais chiffres, si vous souhaitez échanger avec un conseiller Finova sur votre projet.

En résumé : la vraie question n'est pas "locatif ou pas"

L'investissement locatif peut être rentable, à condition d'être calculé avec les bons chiffres, anticipé dans ses frais, et adapté à votre situation personnelle plutôt qu'à une moyenne nationale lue dans un article. Mais la vraie question, en réalité, est rarement "faut-il investir dans le locatif". Elle est plutôt : que fait votre argent en ce moment, et est-ce vraiment ce que vous voulez qu'il fasse pendant les cinq ou dix prochaines années ? Un capital qui dort ne prend pas de risque visible, mais il en prend un réel : celui de perdre en pouvoir d'achat, année après année, sans bruit. Que la bonne réponse pour vous soit l'immobilier locatif, les SCPI, un contrat d'assurance-vie diversifié ou une combinaison des trois, ce n'est pas quelque chose qu'on peut deviner sans regarder votre situation de près. C'est justement ce que nous faisons chez Finova, sans jargon et sans pression : vous pouvez vérifier votre situation avec nous ou simplement en discuter sans engagement pour transformer cette réflexion en décision claire, à votre rythme.

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