Les pièges classiques quand on commence à épargner — Finova
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Épargne

Les pièges classiques quand on commence à épargner

Camille Responsable pédagogie & contenu · 16 fevrier 2024 · 6 min de lecture

Marie a 41 ans, deux enfants, et 18 000 euros sur son livret A depuis presque quatre ans. Elle ne les touche jamais, "au cas où", et elle est plutôt fière d'avoir su mettre cette somme de côté. Le problème, ce n'est pas qu'elle ait épargné. C'est que ces 18 000 euros, avec l'inflation, ont concrètement perdu du pouvoir d'achat chaque année sans qu'elle s'en rende compte. Chez Finova, on rencontre plusieurs Marie chaque semaine, et c'est exactement pour ça qu'on a voulu écrire cet article : commencer à épargner est une excellente décision, mais elle s'accompagne souvent de réflexes qui, sans le vouloir, freinent tout le travail déjà accompli.

Le piège du compte qui dort trop longtemps

C'est le plus répandu, et paradoxalement le moins visible. On ouvre un livret, on y verse chaque mois une somme raisonnable, et on se dit que l'argent est "en sécurité". Il l'est, effectivement, contre le risque de perte brutale. Mais il ne l'est pas contre une érosion plus lente et plus sournoise : celle du pouvoir d'achat. Un livret A rémunéré sous le niveau de l'inflation, ce n'est pas de l'argent qui stagne, c'est de l'argent qui recule doucement. Notre équipe recommande presque toujours la même chose à ce stade : garder une épargne de précaution disponible, oui, mais ne pas laisser dormir indéfiniment tout le reste par simple habitude. Si vous voulez savoir à partir de quel montant votre argent commence à travailler contre vous plutôt que pour vous, c'est justement le genre de question qu'on peut regarder ensemble en faisant le point avec notre équipe.

Vouloir tout comprendre avant de faire le moindre geste

Deuxième piège classique, presque à l'opposé du premier dans l'esprit, mais tout aussi coûteux : attendre de tout maîtriser avant d'agir. On lit des articles, on regarde des vidéos, on compare des produits, et au bout de six mois, on n'a toujours rien fait de concret parce qu'on a peur de se tromper. Chez Finova, on ne croit pas qu'il faille devenir expert en fiscalité ou en marchés financiers pour commencer à épargner intelligemment. On croit qu'il faut comprendre les grandes lignes, poser les bonnes questions, et être accompagné pour le reste. C'est d'ailleurs toute notre philosophie : expliquer avant de conseiller, jamais l'inverse. Si le sujet vous semble encore flou, obtenir un diagnostic gratuit en 30 secondes suffit souvent à clarifier ce qui vous bloque réellement.

Confondre épargne de précaution et épargne de projet

Beaucoup de personnes qui commencent à épargner mettent tout au même endroit, avec la même logique de disponibilité immédiate. Résultat : l'argent destiné à un projet dans huit ou dix ans (la retraite, les études des enfants, un achat immobilier) reste sur un support pensé pour l'urgence, donc peu rémunéré. Ce sont deux besoins différents qui méritent deux traitements différents. L'épargne de précaution doit rester accessible en quelques jours, généralement l'équivalent de trois à six mois de dépenses courantes. Tout ce qui dépasse ce matelas et qui n'a pas vocation à être utilisé avant plusieurs années peut, lui, être investi pour viser une croissance plus cohérente avec l'horizon de temps. C'est un point qu'on prend toujours le temps de détailler avec les personnes qui viennent nous voir, parce qu'une fois cette distinction posée, tout devient plus simple. N'hésitez pas à échanger avec un conseiller Finova pour voir comment répartir concrètement ce que vous avez déjà mis de côté.

Le mythe du "bon moment" pour investir

On entend souvent : "j'attends que ça se calme" ou "je préfère investir quand les marchés seront plus bas". C'est une intuition compréhensible, mais elle repose sur l'idée qu'on peut deviner le bon timing, ce que même les professionnels ne prétendent pas faire de façon fiable. En réalité, le temps passé investi compte généralement bien plus que le moment précis où l'on commence. Attendre le moment idéal, c'est souvent une façon polie de repousser indéfiniment une décision qui, elle, pourrait déjà produire des effets. Ce n'est pas une raison pour se précipiter sans réfléchir, bien au contraire : c'est une raison de plus pour vérifier votre situation avec nous avant de vous lancer, afin de choisir un rythme et un cadre adaptés à votre réalité plutôt qu'à une intuition de marché.

Se laisser guider par les modes plutôt que par ses objectifs

Un placement qu'un collègue recommande, un produit vu dans un article, une publicité qui promet monts et merveilles : les tentations ne manquent pas quand on débute en épargne. Le vrai piège n'est pas tel ou tel produit en particulier, c'est de choisir avant de savoir pourquoi on épargne. Sans objectif clair, difficile de juger si un placement est adapté ou non à sa situation. Chez Finova, la première question qu'on pose n'est jamais "quel produit voulez-vous", mais "à quoi cet argent doit-il vous servir, et dans combien de temps". C'est cette question, plus que n'importe quel produit, qui détermine la bonne stratégie. Beaucoup de personnes découvrent à ce moment-là qu'elles avaient plusieurs objectifs mélangés dans une seule épargne, ce qui explique une partie de leur hésitation à agir. C'est aussi pour clarifier ce genre de situation qu'il est utile d'en discuter sans engagement, sans obligation de résultat immédiat.

Ce que ces pièges ont en commun

Si l'on regarde ces erreurs classiques une par une, un même fil conducteur apparaît : dans presque tous les cas, le vrai risque n'est pas d'agir, c'est de ne rien faire. Laisser l'argent sur un support qui ne rapporte presque rien, attendre de tout comprendre avant de bouger, repousser une décision faute de bon moment : ce sont trois variantes d'un même réflexe d'inertie, souvent motivé par la prudence, mais qui coûte cher sur la durée. Épargner, c'est bien. Faire en sorte que cette épargne travaille réellement pour vous, avec un accompagnement qui prend le temps d'expliquer chaque choix, c'est ce qui fait la différence sur dix ou vingt ans. Ce n'est pas une question de prendre des risques inconsidérés, c'est une question de ne plus laisser le temps jouer contre vous par défaut.

Passer à l'étape suivante, à votre rythme

Vous n'êtes pas obligé de tout résoudre aujourd'hui, et ce n'est certainement pas le but de cet article. Mais si vous vous reconnaissez dans l'une de ces situations, un compte qui dort, une épargne sans vrai projet, une hésitation qui traîne depuis des mois, la meilleure chose à faire est d'en parler avec quelqu'un qui prendra le temps de vous expliquer les options sans vous pousser vers une décision. C'est exactement le rôle de notre équipe : vous aider à y voir clair, à votre rythme, sans jargon et sans pression commerciale. Le premier pas est simple et sans engagement : vous pouvez dès maintenant obtenir un diagnostic gratuit en 30 secondes pour savoir où vous en êtes réellement, ou tout simplement faire le point avec notre équipe si vous préférez d'abord poser vos questions avant toute chose.

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