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Marchés financiers : faut-il paniquer quand ça baisse ?

Thomas Directeur des investissements · 18 septembre 2025 · 5 min de lecture

Une notification tombe sur votre téléphone un mardi matin : les marchés financiers ont perdu 3 % en une séance. Le café est encore chaud, mais le réflexe est déjà là : faut-il vendre, attendre, s'inquiéter ? Chez Finova, c'est une question qu'on entend très régulièrement, souvent formulée avec un peu d'anxiété dans la voix. Et la réponse honnête est presque toujours la même : non, il ne faut pas paniquer, mais il faut comprendre. Voici pourquoi, avec des chiffres concrets, pas des formules rassurantes en l'air.

Ce qui se passe réellement quand les marchés baissent

Une baisse des marchés financiers, ce n'est rien d'autre qu'une réévaluation collective : des millions d'investisseurs révisent, en même temps, ce qu'ils pensent que valent des entreprises, des obligations ou des matières premières. Cela peut venir d'une annonce économique, d'une tension géopolitique, d'un chiffre d'inflation plus élevé que prévu. Concrètement, si vous avez investi 20 000 euros et que l'indice sur lequel repose votre contrat perd 8 % en un mois, votre valorisation affiche 18 400 euros sur le relevé. C'est réel, mais ce n'est une perte définitive que si vous vendez à ce moment-là. Tant que les titres ne sont pas cédés, il s'agit d'une moins-value latente, pas d'un argent envolé. C'est une nuance simple, mais elle change tout dans la façon d'aborder une phase de volatilité.

Pourquoi la panique coûte souvent plus cher que la baisse elle-même

Le vrai danger, dans notre expérience, n'est pas la baisse des marchés financiers en elle-même : c'est la décision prise sous le coup de l'émotion. Prenons un exemple observé chez plusieurs clients en 2020 : une personne ayant vendu ses parts en mars, en pleine chute, pour "sécuriser ce qui restait", a réalisé une perte de 22 %. Ceux qui sont restés investis ont vu leur portefeuille retrouver son niveau initial dès la fin de l'année, puis progresser encore. La vente précipitée transforme une baisse temporaire en perte définitive. C'est pour cette raison que notre équipe recommande presque toujours de ne rien décider seul dans l'urgence : un regard extérieur, posé, permet souvent d'éviter l'erreur la plus coûteuse, celle qu'on regrette six mois plus tard. Si un mouvement de marché récent vous inquiète, il est tout à fait raisonnable de faire le point avec notre équipe avant de prendre une décision définitive.

Ce que montre le temps long, chiffres à l'appui

Sur les marchés actions internationaux, les phases de baisse de 10 % ou plus surviennent en moyenne à peu près une fois par an, et les baisses de plus de 20 % restent des épisodes rares mais non exceptionnels, une à deux fois par décennie. Pourtant, sur des périodes de dix ans ou plus, ces mêmes marchés ont historiquement délivré une performance annualisée positive, malgré ces épisodes. Cela ne garantit rien pour l'avenir, et nous ne ferons jamais de promesse de rendement chez Finova, ce serait malhonnête. Mais cela remet les choses en perspective : une baisse ponctuelle des marchés financiers n'efface pas des décennies de croissance économique sous-jacente, à condition de laisser le temps faire son travail. C'est tout l'enjeu d'un horizon de placement bien défini dès le départ, un point que nous prenons systématiquement le temps de clarifier lors d'un premier échange.

Le vrai risque, c'est l'argent qui ne travaille pas

Voici un chiffre qui surprend souvent nos clients lors d'un premier rendez-vous : avec une inflation moyenne de 2 % par an, 10 000 euros laissés sur un livret rémunéré à 1,7 % perdent en réalité du pouvoir d'achat chaque année, silencieusement. Sur dix ans, cela représente plusieurs centaines d'euros de valeur réelle envolée, sans qu'aucune ligne de relevé ne l'indique jamais clairement. C'est un paradoxe que nous observons très souvent chez Finova : des personnes très prudentes face aux marchés financiers, mais qui ne réalisent pas que l'inaction a, elle aussi, un coût, simplement moins visible qu'une baisse en rouge sur un graphique. Ne rien faire n'est jamais une décision neutre. C'est un choix, avec des conséquences bien réelles sur le long terme, et cela mérite d'être regardé en face plutôt qu'ignoré par habitude.

Comment réagir concrètement lors d'une baisse

Plutôt que de consulter votre épargne tous les jours pendant une période agitée, notre équipe conseille trois réflexes simples. D'abord, revérifier votre horizon de placement : si vous investissez pour dans quinze ans, une baisse de quelques mois n'a statistiquement que peu de poids. Ensuite, éviter de tout regrouper sur un seul support ou une seule classe d'actifs, la diversification amortit une grande partie des à-coups. Enfin, résister à l'envie de tout arbitrer d'un coup : des ajustements progressifs, réfléchis, valent mieux qu'une décision réactive prise un soir de mauvaise nouvelle. Si vous avez un doute sur la répartition actuelle de votre épargne, il peut être utile de vérifier votre situation avec nous plutôt que de rester dans l'incertitude.

Pourquoi un accompagnement change la donne

Un épisode de baisse des marchés financiers révèle souvent une chose : beaucoup de personnes n'ont jamais eu l'occasion de poser calmement, avec un professionnel, la question de ce que leur argent devrait vraiment faire pour elles. Ce n'est pas une question de compétence, mais de temps et de recul, deux choses que le quotidien laisse rarement. Chez Finova, on ne vend jamais un produit dans l'urgence : on prend le temps d'expliquer, de reposer le cadre, avant même d'évoquer une quelconque solution. C'est souvent en échangeant avec un conseiller Finova que les choses se clarifient, pas en lisant seul des articles ou en scrutant des courbes rouges sur une application.

En résumé, sans dramatiser

Une baisse des marchés financiers n'est ni une catastrophe à fuir, ni un non-événement à ignorer : c'est un moment pour comprendre, pas pour agir dans la panique. Le risque le plus concret, celui que l'on retrouve année après année chez les épargnants que nous accompagnons, n'est pas la volatilité ponctuelle d'un indice, mais l'argent qui reste immobile pendant des années, rongé lentement par l'inflation, faute d'une vraie décision prise en connaissance de cause. Si cette lecture vous a fait réfléchir à votre propre épargne, le plus simple reste d'en parler concrètement : vous pouvez obtenir un diagnostic gratuit en 30 secondes, sans engagement, pour savoir où vous en êtes réellement. Et si vous préférez d'abord poser vos questions avant toute chose, notre équipe reste disponible pour en discuter sans engagement, à votre rythme, comme toujours chez Finova.

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