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Immobilier

Primo-accession : les erreurs qui coûtent cher

Thomas Directeur des investissements · 14 juin 2024 · 5 min de lecture

Acheter son premier logement, c'est souvent l'aboutissement de plusieurs années d'épargne et de projets. Mais chez Finova, on voit régulièrement des primo-accédants commettre les mêmes erreurs, année après année, des erreurs qui se chiffrent en milliers d'euros et qui pèsent sur des décennies de remboursement. La bonne nouvelle, c'est qu'elles sont presque toutes évitables dès qu'on prend le temps de les comprendre avant de signer.

Sous-estimer l'apport réellement nécessaire

La première erreur, la plus classique, consiste à croire que 10% d'apport suffisent toujours. En réalité, les banques demandent aujourd'hui le plus souvent de couvrir au minimum les frais de notaire et de garantie, soit entre 7 et 10% du prix du bien selon qu'il s'agit d'ancien ou de neuf. Pour un achat à 250 000 euros, cela représente entre 17 500 et 25 000 euros à sortir de sa poche, en plus du crédit. Beaucoup de primo-accédants découvrent ce chiffre au moment de l'offre de prêt, dans l'urgence, ce qui les pousse parfois à puiser dans une épargne de précaution qu'ils regretteront d'avoir utilisée. Notre équipe recommande de faire ce calcul très tôt, idéalement un an avant le projet, pour savoir exactement combien il faut mobiliser et combien peut rester disponible ailleurs. Si vous voulez y voir clair sur votre propre situation, vous pouvez faire le point avec notre équipe avant même d'avoir trouvé un bien.

Emprunter au maximum de sa capacité, "parce que la banque suit"

Deuxième piège fréquent chez le primo-accédant : se dire que si la banque accepte de prêter jusqu'au taux d'endettement maximal autorisé, autant en profiter pour viser plus grand. Sur le papier, le calcul tient. Dans la vraie vie, un taux d'endettement poussé à 35% laisse très peu de marge en cas d'imprévu, qu'il s'agisse d'une baisse de revenus, d'une naissance ou simplement d'une chaudière à remplacer. Chez Finova, on observe que les ménages les plus serins financièrement ne sont pas ceux qui ont emprunté le plus, mais ceux qui ont gardé une capacité d'épargne mensuelle après leur mensualité de crédit. Cette marge, aussi modeste soit-elle, change tout sur la durée. C'est un point qu'il vaut la peine de vérifier avant de s'engager, et échanger avec un conseiller Finova sur ce ratio précis permet souvent d'éviter un projet trop tendu.

Oublier les frais qui suivent l'achat

L'erreur suivante n'est pas financière au sens strict, mais elle a un impact direct sur la trésorerie : beaucoup de primo-accédants budgètent le prix du bien, les frais de notaire, parfois les frais d'agence, mais oublient tout ce qui vient après la signature. Déménagement, travaux de premier emménagement, équipement, taxe foncière la première année sans lissage possible : l'addition dépasse souvent 5 000 à 10 000 euros selon la taille du logement. Résultat, certains foyers se retrouvent à découvert dès les premiers mois, alors qu'ils pensaient avoir tout anticipé. Un diagnostic complet avant l'achat permet d'éviter cette mauvaise surprise, et obtenir un diagnostic gratuit en 30 secondes suffit généralement pour savoir si le budget prévu tient réellement la route une fois tous les frais additionnés.

Tout mettre dans la pierre et laisser le reste dormir

C'est ici que se niche l'erreur la plus coûteuse à long terme, et sans doute la moins visible sur le moment. Beaucoup de primo-accédants, une fois l'apport constitué et le crédit obtenu, ont le réflexe de laisser le reste de leur épargne sur un compte courant ou un livret peu rémunéré, "au cas où", pendant des années. Or cet argent qui dort ne produit rien, alors même que l'inflation continue de grignoter sa valeur réelle chaque année. Prenons un exemple concret : 15 000 euros laissés sur un livret classique pendant dix ans ne rapportent presque rien une fois l'inflation déduite, alors que la même somme, placée intelligemment et de façon adaptée à l'horizon du foyer, aurait pu continuer à travailler pendant que le crédit immobilier suit son cours. L'achat d'un logement n'est pas incompatible avec la poursuite d'une épargne investie ; c'est même souvent complémentaire, à condition de ne pas tout figer dans un seul actif. Chez Finova, on rencontre beaucoup de primo-accédants convaincus qu'ils doivent choisir entre "rembourser le crédit" et "épargner", alors que la vraie question est de savoir comment répartir intelligemment ce qui reste disponible.

Le crédit relais et la revente mal anticipée

Pour les primo-accédants qui revendent un premier petit bien pour financer un achat plus grand, une autre erreur revient souvent : sous-estimer le temps de vente et se retrouver avec un crédit relais qui dure plus longtemps que prévu, avec des intérêts qui s'accumulent pendant l'attente. Là encore, l'anticipation change tout. Estimer un délai de vente réaliste, prévoir une marge de sécurité, et surtout ne pas bloquer toute sa trésorerie disponible dans l'attente d'une vente hypothétique, voilà ce qui distingue un projet maîtrisé d'un projet sous tension. C'est un sujet qui mérite d'être regardé au cas par cas, et vérifier votre situation avec nous avant de signer un compromis permet souvent d'éviter ce genre de tension financière.

Ce que Finova recommande vraiment

Au fond, toutes ces erreurs de primo-accession partagent un point commun : elles viennent d'un manque de vision d'ensemble. On regarde le crédit, on regarde le bien, mais on oublie de regarder l'argent qui reste, celui qui n'est pas mobilisé dans l'achat. Or c'est précisément cet argent-là qui, laissé inactif par prudence ou par manque de temps, finit par représenter le vrai coût caché de l'opération. Devenir propriétaire ne doit pas signifier mettre sa vie financière en pause pendant vingt ans. Notre équipe recommande de regarder le projet immobilier et l'épargne restante comme deux pièces d'un même puzzle : l'une sécurise un toit, l'autre continue de préparer l'avenir, les études des enfants, la retraite, ou simplement une marge de liberté.

Si vous êtes en train de construire votre projet de primo-accession, ou si vous venez de finaliser votre achat et que vous vous demandez quoi faire du reste de votre épargne, ce n'est jamais un sujet à trancher seul dans son coin ni dans l'urgence. Chaque situation est différente, selon les revenus, l'âge, les projets de vie et la tolérance au risque de chacun. C'est exactement pour cela qu'un regard extérieur, pédagogue et sans pression, fait la différence. Vous pouvez en discuter sans engagement avec l'un de nos conseillers, qui prendra le temps de vous expliquer les options avant toute recommandation. Et si vous préférez d'abord clarifier vos chiffres avant d'aller plus loin, il est également possible de prendre rendez-vous avec Finova pour un premier échange, sans qu'aucune décision ne soit attendue de votre part ce jour-là.

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